Nous reproduisons ici un article de la lettre du FSU-Snuipp envoyée aux adhérents aujourd'hui. À noter qu'au Québec, c'est une coalition regroupant notamment les grandes centrales syndicales qui prépare la mobilisation du samedi 8 mars. Cette coalition se nomme le collectif du 8 mars et on peut accéder aux infos sur les manifestations demain en allant sur sa page facebook : https://www.facebook.com/Collectif8mars
Et il y aussi les infos régionales sur le site de la marche mondiale : CLIQUER ICI.
8 mars : se mobiliser pour gagner des droits !
Le 8 mars 2025, journée internationale des droits
des femmes, la FSU-SNUipp appelle avec plus de 80 organisations à la
grève et à la manifestation pour réclamer l'égalité et la justice. Une
occasion pour réaffirmer des revendications spécifiques pour les métiers
de l’école, fortement féminisés.
Salaires : l’égalité, c’est maintenant !
Dans la fonction publique, les femmes gagnent en moyenne 12,5 % de
moins que leurs homologues masculins. Cette disparité grimpe à 19 %
lorsque l’on prend en compte les temps partiels. Dans le premier degré
public, les données sont tout aussi parlantes : le salaire net moyen des hommes PE dépasse de 8 % celui des femmes .Plusieurs
raisons expliquent ces inégalités. Dans la société patriarcale dans
laquelle nous vivons, qui assigne notamment les femmes à prendre en
charge le travail au sein du foyer, la répartition des tâches
domestiques reste très genrée : un écart moyen de plus de 10 h hebdomadaires ! En conséquence, les femmes sont 11 % à occuper des temps partiels contre seulement 4 % des hommes.
D’autres différences concernent les fonctions occupées : par exemple,
86 % des directeurs et directrices non-déchargés sont des femmes quand
elles sont seulement 64 % sur des décharges très élevées ou totales. Les
hommes représentent aussi 31% des directions d’école de 10 classes ou
plus (Source : Panorama statistique des personnels de l'enseignement scolaire 2023-24).
Conséquence : les hommes touchent 22 % de primes en plus que les femmes.
Congé menstruel : gagner un nouveau droit
Les règles douloureuses (dysménorrhées) entraînent des impossibilité
d'exercer son activité professionnelle, des limitations dans les
activités quotidiennes et des difficultés à maintenir un rythme de vie
normal pendant la menstruation. L’INSERM estime que jusqu'à 90 % des femmes de 18 à 49 ans souffrent de douleurs menstruelles à un moment donné de leur vie.
Parmi elles, environ 20 % à 25 % éprouvent des douleurs menstruelles
sévères qui ne sont pas prises en compte alors qu’elles affectent
profondément la vie personnelle et professionnelle.
Sujet tabou, les règles restent encore aujourd’hui un facteur d’exclusion sociale.
Le
congé menstruel est une mesure visant à accorder aux femmes le droit de
prendre des congés maladies spécifiques rémunérés lors de leurs règles
sans jour de carence, jour de carence dont la FSU-SNuipp
demande toujours l'abrogation. De nombreux pays, collectivités voire
entreprises commencent à reconnaître l'importance de prendre en compte
les besoins spécifiques des femmes sur leur lieu de travail. Les villes
de Toulouse et Grenoble ont mis en place des dispositifs similaires au
sein de leurs collectivités. L’État, via les préfectures a attaqué ces mesures au tribunal pour les suspendre : un comble !